Augustin Dukuz : « je suis passionné par le karaté, je vais redorer son image au Nord-Kivu »

Dans une interview exclusive accordée à sportac, master Augustin Dukuz, ceinture noire deuxième dan, a révélé son amour indéfectible au karaté traditionnel bien que colonel de police de sa profession.

Sportac : mon colonel, il y a peu vous avez organisé à Goma une activité de grande envergure, peut-on savoir l’objet?

Dukuz : c’était question de remettre le trophée glané la saison passée par le club sacré champion de Goma ; par la même occasion on a organisé quelques combat de gala pour le Kumi té et le Kata. Nous sommes content du déroulement de la dite activité, l’objectif était de montrer aux gens que le karaté existe toujours dans la ville.

Sportac : que représente le karaté pour vous?

Dukuz : c’est une passion, depuis mon jeune-âge, j’ai été accro aux arts martiaux, quand j’ai choisi servir le pays sous le drapeau, j’ai connu une trêve sans nul doute et après son arrivée ici à Goma, je me suis dit ; pourquoi n’est pas me servir de mes heures de repos pour encadrer la jeunesse? C’est ainsi que j’ai muri mon idée en intégrant la ligue de karaté et aujourd’hui tout va bien par l’encadrement de la jeunesse.

Sportac : quelles sont les premières réalisations sous votre égide?

Dukuz : outre cette grande cérémonie de remise du trophée, on a su répertorier tous les clubs de la province pour que dans les jours qui suivent, nous soyons à mesure d’organiser le championnat provincial avec objectif de donner des athlètes et club au championnat national. Pas plus tard que le mois passé, nous avons envoyé deux masters au Rwanda, question de passer des ceintures. Maitre teddy salumu et maitre Sumu sont revenus avec des diplômes, cela m’a fait du baume au cœur.

Sportac : un message à ceux-là qui trainent la patte pensant que le karaté est une discipline des bandits

Dukuz : c’est d’ailleurs ma raison d’être impliqué dans cet art martial. Pour moi le karaté une discipline, une vertu et un sport des nobles. On vient de mettre fin phénomène « Oso Oso », j’invite les jeunes à embrasser cette discipline olympique, il y a pas des bandits dans le karaté et les bandits n’ont pas leur place ici.

Sportac suit de très près l’évolution du karaté traditionnel voire moderne de la province du Nord-Kivu pour que les athlètes soient à même se pratiquer et de voyager en vue de remporter des médailles à garnir l’escarcelle du Nord-Kivu.

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